
vendredi 27 août 2010
Mur

mardi 29 juin 2010
En rachâchant

lundi 28 juin 2010
Chaque image doit trouver sa place





Le quatrième accrochage réalisé cette année par le groupe de travail Picturediting s'est tenu dans le cadre de la manifestation Pinkpong, le 30 mai 2010, à côté de l'espace de présentation de "Rring-rring", dans le Palais des Arts de l'Esba de Toulouse.
Nouvelle occasion de manipuler les photographies et de préciser, de fait, les concepts qui sous-tendent notre travail. Une certitude en investissant ce jour-là l'espace : nous ne voulons pas refaire, pas répéter, ni une forme ni une méthode mais nous voulons être surpris, au delà de notre fatigue et la fatigue aidant, encore, par ce que peuvent les images, par ce que nous serons capable de mettre à jour dans ce qu'elles peuvent nous dire. C'est le pari.
Toutes les images ont la même importance et chacune doit trouver sa place. Sa place : l'endroit où elle est tout ce qu'elle est et non seulement un élément d'un ensemble. Nous n'agençons pas un ensemble d'images mais chacune des images trouve sa place. Ce qui change d'une installation à l'autre c'est l'endroit où se trouve la place de chaque image.
On ne crée pas des rapports d'images mais des différentiels entre les images. Le différentiel entre deux images change suivant l'ensemble dans lequel il est inclus. Par exemple : Entre les mots Noir et Blanc il existe un différentiel. Si on considère maintenant Noir, Blanc et Rouge, le différentiel entre Noir et Blanc a changé. Il n'est plus aussi extrême, en combinant son intensité aux autres intensités en présence, il se module différemment. De même pour les images.
On ne crée pas des rapports d'images mais des rapports de surfaces dans l'espace. On manipule d'abord des surfaces plus ou moins grandes, de proportions différentes. A l'intérieur de ces surfaces des images apparaissent et cohabitent de manière parfois imprévue. Nous considérons l'image à la surface après la surface dans l'espace parce que l'image influe sur la qualité de la surface. C'est parfois leur rapport de taille qui permet à deux images d'être juxtaposées.
Cette fois-ci, nous n'avons pas combiné des unités (photographies) dans l'espace mais nous avons combiné dans l'espace des segments constitués de plusieurs unités hétéroclites, c'est-à-dire nous avons construit un ensemble d'ensemble. Chaque segments a été d'abord construit suivant une direction spatiale ou sémantique propre (groupes verticaux du premier mur, groupe d'images superposées, groupe narratif du mur du fond, long groupe horizontal sur le troisième mur...) La double direction ainsi produite : sens des segments les uns par rapport aux autres + sens à l'intérieur de chaque segment a permis d'augmenter les différentiels entre les images (différentiels de tailles, de nature, de qualité)
fg
Toutes les images de l'accrochage dans Pinkpong sont sur flickr : ici. (cliquez en haut à droite sur diaporama pour les visualiser successivement)
lundi 21 juin 2010
Lev Koulechov, Eugène Chevreul

vendredi 18 juin 2010
La main nécessaire
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| cliquez sur l'image pour l'agrandir |
jeudi 20 mai 2010
Cheminements - 24 avril-30 mai 2010


L'exposition à Monfort a été l'occasion, pour les étudiants en photographie de l'Ecole des Beaux-Arts, de rejouer un Picturediting dans un lieu radicalement différent de celui du Palais des Arts à Toulouse. Gardant certains de nos syntagmes et archipels d'images nous avons tenté de nouvelles variations, cherchant une sonorité propre à habiter ce nouvel espace.
Davantage d'images de l'exposition ici.
ou encore sur la galerie de Léa Pagès.
Prochain rendez-vous dans le cadre de la manifestation Pinkpong, le dimanche 30 mai 2010 au Palais des Arts, Ecole Supérieure des Beaux-Arts, quai de la Daurade à Toulouse.
vendredi 14 mai 2010
Photographie comparée


jeudi 13 mai 2010
The Americans
"The Americans" est republié par les éditions Steidl en 2008. Les photographies constituant ce corpus sont issues d'un périple de Robert Frank de 2 ans à travers les Etats-Unis avec un appareil 24x36mm, "qu'il pouvait manier d'une seule main" dit Jack Kerouac. Démontrant une volonté documentaire tout autant qu'une forte subjectivité notamment inscrite dans la nature des cadrages, l'ouvrage est construit sur un editing proche du montage cinématographique dont l'image de couverture annonce le projet.
Le processus de travail est allé de 767 rouleaux de pellicules à, d'abord 1000 épreuves tirées à la main et groupées par sujets, puis une sélection de 83 photographies séquencées pour la maquette finale du livre "The Americans" accompagné d'un texte de Jack Kerouac et publié par Robert Delpire en France en 1958 et Grove Press aux usa en 1959.
Davantage sur ces liens :
Robert Frank et "Les Américains" sur desordre.net
lundi 10 mai 2010
Diachronie fantaisiste 1
"S'arrêter sur des similitudes apparentes, fixer les ressemblances formelles comme seuls critères pour relier des objets qui s'ignorent, (...). Diachronie fantaisiste."
Richard Monnier, My Recreative Method, éditions contrat maint, 2004


Dans la machine à photosculpter que Claudios Givaudan invente en 1925, le sujet à reproduire en relief est décomposé en tranches lumineuses et subdivisé ainsi en autant de profils-images. Cinq boîtes à lumière disposées en couronne autour du personnage répartissent l'éclairage sur le contour à reproduire. Toutes les sources sont placées sur un même plan perpendiculaire à l'axe de prise de vue. L'ensemble d'éclairage se déplace, à chaque prise de vue, d'une longueur égale à l'épaisseur d'une tranche à réaliser. L'avancement du film et sa perforation et le déplacement de l'éclairage sur le sujet se font automatiquement grâce à un moteur électrique. Le chariot porte-éclairage avance en même temps que le film avance dans l'appareil après chaque exposition, il est au repos pendant le temps de pose du sujet. Les profils-images obtenus sur le négatif sont reportés sur de fines feuilles de zinc sensibilisées et gravées par morsure dans un bain d'acide. Ces feuilles sont ensuite rigoureusement superposées grâce aux perforations du film. Les images sont exactement étageables. Les supports profils forment un creux qui sera la représentation du sujet.
The Big Wheel de Chris Burden d'abord montrée en 1979, est une sculpture cinétique dans laquelle la montée en régime d'un moteur de moto met en mouvement une roue d'acier massive dont la rotation se prolonge pendant deux heures et demi, révélant les processus de transfert et de stockage d'énergie.
>La vidéo de l'action (enfin... les deux premières minutes!) par Chris Burden
Dans le premier disposif le couplage des machines d'éclairage et de prise de vue sert à l'analyse de la forme en la découpant précisément en tranches. Deux systèmes de translation par le biais de rails et de perforations sont synchronisés dans une durée mesurée et saccadée, elle-même découpée en tronçons. Dans l'oeuvre de Chris Burden l'énergie initiale continue du moteur est transmise et stoquée par la grande roue qui la restitue lentement, et tout aussi continûment, dans son mouvement, après que le moteur du véhicule a été stoppé. A un certain moment les deux roues en contact, d'abord en phase, se distinguent et s'opposent, l'une prolongeant silencieusement dans une durée fluide et interminable, l'effort bruyant et rapide de l'autre.
mercredi 5 mai 2010
La Belle Manière

"L'artiste de la Manière, écrit Tafuri, ne possède plus de terrain de réflexion universel et stable ; il sent se dérober sous lui toute foi et toute certitude, et il ne lui reste rien d'autre à faire que de sauter l'obstacle, de s'approprier les lois mêmes de cette infinie fermentation de la matière et de se comporter en expérimentateur sans illusion, tandis qu'il tente de complexes opérations qui confinent à la magie et à l'exorcisme."...
Antonio Pinelli, La Belle Manière, 1996
dimanche 2 mai 2010
samedi 1 mai 2010
C'est un objet maniériste, il devient événement.

