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Condensation Cube, Hans Haacke, 1963-65 - Plexiglas - 76 cm Die, Tony Smith, 1962 - acier - 183 cm (6 pieds) de côté Mètre cube d'infini, Michelangelo Pistoletto, 1966 - 6 miroirs et ficelle - 120 cm |
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| Idem - rapport de tailles approximativement respectées |
Il s'agit d'une pièce compliquée. Elle renvoit à trop de choses pour que l'on en rende compte de façon cohérente. J'ai décidé de la faire après avoir regardé Free Ride pendant quelque temps. C'est de là qu'elle provient réellement. (...) Six pieds, cela suggère entre autres choses que l'on est cuit. Une boîte longue de six pieds. Six pieds sous terre. Je n'ai pas fait de dessin ; je me suis contenté de décrocher le téléphone et de passer commande.
Tony Smith
Die entraîne une multitude d'associations de nature culturelle ou intime, en une chaîne proliférante et apparemment infinie. C'est le contraire d'un objet spécifique, le démenti absolu et définitif à l'idéologie du what you see is what you see (qui n'est du reste que la version tough, arrogante, du "un sou est un sou" cher aux épiciers).
Jean-Pierre Criqui, Trictrac pour Tony Smith in Artstudio n°6
Condensation Cube, Hans Haacke, 1963-65 - Plexiglas -76 cm
J'ai partiellement rempli des contenants en Plexiglas de forme géométrique simple avec de l'eau et je les ai scellés. La pénétation de la lumière réchauffe l'intérieur des boîtes. Puisque la température intérieure est donc toujours plus élevée que la température ambiante, l'eau contenue se condense : un voile délicat de gouttes commence à se développer sur l'intérieur des parois. Dans un premier temps, elles sont si petites que l'on ne distingue les gouttes qu' à une distance très rapprochée. Les gouttes grandissent, d'heure en heure, les plus petites se combinent avec d'autres plus grandes. La vitesse de croissance dépend de l'intensité et de l'angle de pénétration de la lumière. Après une journée, une couverture dense de gouttes clairement définies s'est développée et toutes reflètent la lumière. Avec la poursuite de la condensation, quelques gouttes atteignent une telle taille que leur poids dépasse les forces d'adhérence et elles coulent alors le long des parois en y laissant leur trace. Cette trace commence à converger avec d'autres. Des semaines plus tard, des traces variées, courant côte à côte, se sont développées. Selon leur âge respectif, elles sont faites de gouttes de différentes tailles. Le processus de condensation est sans fin.
L'apparence de la boîte change lentement mais constamment sans jamais se répéter. Les différents états sont comparables à ceux d'un organisme vivant qui réagit de façon flexible à son environnement. L'image de la condensation ne peut pas être précisément prévue. Elle change librement, liée uniquement à des limites statistiques. J'aime cette liberté.
Hans Haacke, 1965
Mètre cube d'infini, Michelangelo Pistoletto, 1966 - 6 miroirs et ficelle - 120 cm
Michelangelo Pistoletto
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| Negative Sculpture, Carl Andre, 1958 |
"A thing is a hole in a thing that is not." dit Carl Andre
Carl Andre démontre, en perforant un bloc de résine acrylique transparent, qu'un espace vide peut engendrer une forme.
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| Two Cubes (Demonstrating the Stereometric Method), Naum Gabo, 1930 |
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| Les Cubes ont des Racines, Richard Monnier, 2014 |
Les dessins et les sculptures intitulés Les Cubes ont des Racines, sont construits point par point, ligne après ligne, surface après surface, sans tirer les bénéfices de cette capacité qui permet aux esprits « perspicaces » selon Descartes, de se représenter spontanément une figure sans avoir à en reconstruire mentalement les différentes parties. Élément après élément, je construis un cube qui, contrairement aux figures que le philosophe « peut voir par intuition », n'est pas « quelque chose d'un et de simple » . Soit une ligne de 10 unités numérotées de 1 à 10, soit un carré fait de 10 de ces lignes, chaque unité étant alors numérotée de 1 à 100 , soit un cube fait de 10 de ces carrés superposés, chaque unité étant numérotée de 1 à 1000 ; je repère à l'intérieur de ce cube, les unités qui sont les cubes des 10 premiers nombres entiers : le 8, le 27, le 64, le 125, le 216, le 343, le 512, le 729, le 1000 et je trace un trait qui les relie entre elles.
Chacun a pu observer, lorsque son ordinateur exécute trop de taches simultanément, la lenteur d'affichage d'une image, ligne après ligne. Ce moment d'attente nous rappelle que l'ordinateur calcule pixel après pixel les images que nous sommes habitués à percevoir d'emblée comme une vue à travers une fenêtre. Loin du « vertige des virtualités » comme disent les journalistes à propos des nouvelles technologies, le balayage ligne après ligne qui permet de constituer une surface ressemble plutôt au va et vient du cheval de trait qui laboure son terrain, sillon après sillon. Même quand il exécute une opération tous les 60ème de seconde, l'ordinateur n'est toujours qu'une bête de somme.















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