dimanche 25 janvier 2015
Conférence de rédaction (2)
dimanche 11 janvier 2015
Conférence de rédaction
Picniquediting
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| Picniquediting lundi 1er décembre 2014, Institut supérieur des arts de Toulouse |
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| Picniquediting lundi 1er décembre 2014, Institut supérieur des arts de Toulouse |
Une partie de plaisir
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| Le Déjeuner sur l'herbe, Alain Jacquet, 1964 Mise en scène, Alain Jacquet - Photographie, Jacques Montignac - avec : Pierre Restany, Jeannine de Goldschmidt, Mario Schifano, Jacqueline Lafon (Quadrichromie sur papier marouflé sur toile, dyptique, 175 x 194 cm, 95 exemplaires) |
Dimanche 31 mai 1964 : une étrange partie de plaisir qui a eu lieu il y a tout juste un quart de siècle (...) D'abord il y a plaisir et plaisir. Cette partie de plaisir s'est déroulée à Plaisir (Seine-et-Oise), un village alors résidentiel de la banlieue ouest de Paris, qui a été peu à peu mangé par sa zone industrielle. Les résidents secondaires et les pensionnaires de la maison de santé ont été relégués au second plan, au fur et à mesure que cette portion de la Seine-et-Oise est devenue les Yvelines et Plaisir une entité postale définie par le numéro de code 78370.
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| Alain Jacquet, 19 détails du Déjeuner sur l'herbe, 1964 |
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| Alain Jacquet, 1964 à droite : Portraits, sérigraphie à gauche : 195 fragments découpés du Déjeuner sur l'herbe |
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| Alain Jacquet, 1965 à droite : Tête de Jeannine, acrylique sur toile, 260 x 195 cm à gauche : Limite béton-eau, acrylique, 162 x 114 cm |
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| Alain Jacquet, Le Déjeuner sur l'herbe, 1988 peint par ordinateur, résines synthétiques sur toile, 198 x 270 cm et 20 x 270 cm |
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| Alain Jacquet, 195 fragments découpés du Déjeuner sur l'herbe, 1964 The First Breakfast, 1972, sérigraphie sur toile repeinte à l'huile, 118 x 163 cm |
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| Alain Jacquet, The Jumping Rope, 1984, huile sur toile, 205 x 205 cm |
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| Alain Jacquet et Serge Gainsbourg, 1969 |
dimanche 21 décembre 2014
Déroulé
Comparer est une activité décisive dans le commerce avec les images qui nous environnent : c'est une fonction qui met le monde en mouvement. Celui qui compare laisse son regard courir d'une chose à l'autre, peut-être même se met-il lui-même en mouvement en tant qu'auteur de la comparaison, puisqu'il relativise ainsi sa propre position et sa relation aux images. S'il faut donc "comprendre", ce sera par "voie de comparaison". Et si une relation appropriée doit être établie avec le corps de l'image, ce sera une relation à distance.
Karl Sierek, Images oiseaux, 2009
Il faut dérouler les visages jusqu'au corps de l'image.
dimanche 14 décembre 2014
Une portée documentaire
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| Brassaï,Tête de chien, papier déchirés de Picasso, 1943 Joachim Mogarra, Les favellas à Rio, 1985 Thomas Demand, Embassy VII.a, 2007, 51 x 53,5 cm |
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| Brassaï, Graffiti, 1935-1950 Jean-Luc Moulène, Le Louvre, 2005 |
Picasso à Brassaï le 27 novembre1946 :
"J'ai fait des objets en papier qui n'existeront que grâce à la photo."
C'est un mois plus tard que Picasso montrera à Brassaï ces objets, les sortant d'une boîte : "Ce sont de toutes petites figures en papier léger roulées, modelées par ses doigts, aussi fragiles que l'aile d'un papillon."
Entre-temps, le 28 novembre 1976, Brassaï se rend chez Dora Maar où il s'arrête devant un tiroir plein de petits objets dus aux doigts enjoués de Picasso : "Avec mille précautions, elle me les sortit afin que je les photographie : petits oiseaux en capsules d'étain, en bois, en os ; un bout de bois transformé en merle ; un fragment d'os rongé par la mer transformé en tête d'aigle…"
De cette collection, ce sont à n'en pas douter les images les plus étranges que produira Brassaï, aussi étranges en tous les cas que celles qu'il obtenait en photographiant les graffiti qu'il avait classés entre 1935 et 1950, et qu'il exposera au moma en 1957 avant de les publier quatre ans plus tard. (...) Il s'est agi dans un cas comme dans l'autre, de donner "une portée documentaire" à ces productions triviales, dont l'intensité provient de leur valeur d'usage primitive : art primitif de nos cités (de nos cavernes urbaines) avec leurs codes secrets et leurs messages magiques, objets de rituels et de consolation pour les papiers de Picasso, objets d'affection, fétiches préservés dans une relation secrète, mais aussi dans les deux cas, jeux sans règles véritables, si ce n'est celui d'un système qui serait vital, où l'homme produit et reproduit des formes en dehors des catégories esthétiques.
Michel Poivert, L'aura à l'épreuve de la reproduction, l'Image au service de la révolution, 2006
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| Jean-Luc Moulène, Le Monde, Le Louvre, 2005 |
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| Le Tunnel, anonyme, documents de Jean-Luc Moulène, 2007 |
Contre une dimension mentale, spirituelle de l'espace, nous avons opté pour la domination de la règle architecturale. La photographie, me semble-t-il, casse cette règle, même si on demande encore à l'image de "tenir le mur". En fait, elle fait plus, elle "troue", parce qu'elle est souvent plus vécue que le mur.
Jean-Luc Moulène
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| Brassaï, croquis 1950 |
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| Brassaï, Chien, papier déchirés de Picasso Brassaï,Tête de chien, papier déchirés de Picasso - Brassaï, Deux têtes de mort, papier déchirés de Picasso,1943 atelier de Dora Maar |
C'est le mur qui donne à tous les graffiti cette unité de style, cet air de famille, comme s'ils étaient tracés par la même main, et cet aspect usé, patiné, corrodé, comme s'ils émergeaient d'un autre âge.
Je photographie les graffiti depuis 1930 et mon premier texte intitulé "Du mur des cavernes au mur d'usine" parut en 1934 dans un des premiers numéros du Minotaure. Mais ce n'est que vers 1950 que j'eus l'idée d'avoir de petits carnets sur moi dans lesquels je notai sous de petits shémas des graffiti, leurs adresses soit pour pouvoir les photographier dans de meilleures conditions d'éclairage, soit pour les retrouver plusieurs années après et suivre leur évolution. Et c'est ainsi que parfois il m'a été possible de capter la présence du temps en photographiant le même graffiti à quelques années d'intervalle. Car de nombreux graffiti donnent naissance à des oeuvres collectives : au dessin original, d'autres mains ajoutent d'autres traits, élargissent les sillons, creusent les orbites.
Georges Brassaï
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| Jacques Villéglé |
« Je préfère le ravir au faire »
L'ensemble des lacérateurs, ravisseurs, voyeurs et collectionneurs sera donc distingué par la dénomination générique "Lacéré Anonyme", et serait-ce à dresser le constat d'une activité dont l'auteur semble insaisissable que se bornerait mon but, ou plutôt, en reconstituant l'oeuvre esthétique d'un inconscient collectif, à personnaliser le "Lacéré Anonyme" ?
Jacques Villéglé
Il faut ravir des photographies.
jeudi 4 décembre 2014
Soldats
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| Sophie Riestelhueber, WB, 2005 |
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| Suzanne Opton, Soldiers 2004-2005 |
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| Rineke Dijkstra, 2000 - 180 x 150 cm |
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dimanche 9 novembre 2014
Rolywholyover
Rolywholyover A Circus changeait chaque jour à tel point que les visiteurs pouvaient revenir souvent dans les galeries, ils ne voyaient jamais deux fois la même chose. Quelques mois avant sa mort le 12 août 1992, John Cage demande à un ami : "Quel est l'équivalent dans les arts visuels de 4:33 dans la musique ?" Celui-ci répondit en hésitant "nothingtoseeness" (rien-à-voir-ité) ?
Cage sourit et dit : "C'est ça!"
Comme dans une composition musicale le bruit extérieur fait intrusion. Le tic tac de l'horloge et l'immobilité du pianiste sont remplacés par des échéquiers et par l'ouverture et la fermeture des tiroirs."Le silence" de l'espace de représentation dans 4'33" est remplacé par "l'espace vide" du mur blanc à hauteur d'oeil dans Rolywholyover. Si le silence est bruit alors il en est de même de l'espace vide : le mur blanc est tout autant une partie de l'exposition que les objets d'art que l'on y accroche.
vendredi 10 octobre 2014
Newspapers
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Sarah Charlesworth, Herald Tribune, September 1977, 1977 (extrait)
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La pièce Herald Tribune, September 1977 est constituée de 26 tirages en noir et blanc reproduisant toutes les unes du quotidien Herald Tribune du mois de septembre 1977. Tous les textes ont été effacés. Seules restent les photos à leur place d'origine. La page est reproduite à l'échelle 1.
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Sarah Charlesworth, The Guerilla, June 4, 5 1979 , 1979
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| Sarah Charlesworth, Still, 1980, chaque photo 1m x 2m environ |
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| Un des Objets de grève photographiés par Jean-Luc Moulène, témoignant de la grève des photograveurs du Herald Tribune le vendredi 5 juin 1987. La place des photographies est marquée par un rectangle blanc sous lequel on lit la légende et le nom du photographe. |
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| Extrait du livre de Clément Chéroux, Diplopie, 2009 |
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| Installation du travail de Steven Daniel à l'Isdat dans le workshop de Eric Baudelaire en mars 2011. L'angle de la salle prend la place du pli central du journal, les images de la double page sont reproduites et agrandies à l'échelle de l'architecture, à leur place. Le texte est absent. |



































