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| Maria Chabot, peintures de Georgia O'Keeffe, 1944 |
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| Georgia O'Keeffe, Black Space I et III, 1944 |
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Eugène Atget, Fête du Trône, 1925
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| Maria Chabot, peintures de Georgia O'Keeffe, 1944 |
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| Georgia O'Keeffe, Black Space I et III, 1944 |
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Eugène Atget, Fête du Trône, 1925
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| Anaïs Bobin, 15 décembre 2014 |
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| Anaïs Bobin, 15 décembre 2014 Atsuko Tanaka, robe électrique,1954 Hélio Oiticica, Parangolé, 1964 |
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| Robert Morris, costume pour War, performance avec Robert Huot, 23 juin 1963 Anaïs Bobin, 15 décembre 2014 |
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Lee Friedlander, série The New Cars, 1963
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Dieter Appelt, Autoportrait au miroir, 1978
Wincenty Dunikowski-Duniko, Breath, 1976
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Giuseppe Penone, Souffle 6, 1978, Terre cuite
158 x 75 x 79 cm
Gottfried Jäger, 1983VIII12, 1983
Gilberto Zorio, Per purificare le parole, 1969
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Runa Islam, Be the first to see what you see as you see it, 2004, film 16mm
Robert Fludd, Et sic in infinitum, 1617
J. John Priola, Dish Towel, 1995, 61 X 50 cm
Photographie de Isaac Zelensky défiguré
par Alexandre Rodchenko en 1937 |
Une table est un dessus
Une phrase n'a pas d'envers
une photographie est sans dos
Une enveloppe contient une lettre
ma voix est détimbrée
La perspective dit
une face est cachée
Tu parles de Tombeaux
semblables à des patères
de plaques en verre bleu sur un mur
La perspective dit derrière
il y a quelque chose
Elle dit
quelqu'un est loin
Emmanuel Hocquard, Théorie des Tables, 1992, P.O.L.
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Jean-Philippe Charbonnier, The
Black Bag, Roubaix, 1958
James Welling, Polaroid Drapes, 1988 polaroid prints, 4 x 5 inches |
A cela s'ajoute une distraction croissante. Rien d'étonnant : une concentration excessive sur un seul objet provoque la distraction; cet unique objet masque tout le reste, en fixant un point de la carte nous savons que tous les autres nous échappent. Moi, l'esprit fixé sur le jardin, sur le ciel, sur la dualité des bouches, je sais, je sais que quelque chose m'échappe, quelque chose d'important...
... et je me mets, malgré moi, à chercher des figures, des rapports; je n'en ai pas envie, je me sens fatigué, impatienté, énervé, jusqu'à ce que je discerne que ce qui m'attire, ou ce qui m'enchaîne peut-être, c'est qu'une chose soit "derrière", "au-delà" : un objet est "derrière" un autre...
à partir de Witold Gombrowicz, Cosmos, 1966, Denoël
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| Denis Dailleux, Les martyrs de la révolution, 2014 |
XXXIX
— Ecoute.
— Quoi donc ?
— Parfois, j'ai peur de ton silence. Comprends : ce n'est pas une absence momentanée, une pause. C'est bien comme si tu t'engluais dans ta propre présence, comme si tu refusais soudain de respirer.
— Devrais-je parler, malgré tout ?
— Peut-être devrais-tu parler en effet, quitte à mentir.
Marcel Cohen, Miroirs, 1980, Gallimard
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| Angels Ribé - Six possibilités d'occuper un espace donné, 1973, six photographies 51,5 x 55,5 cm |
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Giuseppe
Penone - Livre, poussière,piège, main,
1972
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| Hélène Almeida - Sente-me, 1979, quatre photographies |
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| Claude Closky - 120 mains, 1993, C-print, collage, 200 x 70 cm (détail) |
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Françoise Goria,
Archéologie de la photographie (9) La main 'mesure 2' ,1988-2013, vingt-quatre photos couleurs |
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| Deux livres : Blaise Cendrars, Kodak, 1924 Clark Coolidge, Polaroid, 1975 |
En 1924, au Brésil, Blaise Cendrars corrige les épreuves de Kodak, qui sera publié dans l'année chez Stock. L'ouvrage est sous-titré (documentaire) au singulier.
À la demande de la "Kodak C°" l'ouvrage sera rebaptisé Documentaires lors de sa réédition en 1944.
"... Sur notre objection que ce nom était celui d'un objet courant dans le commerce, que d'ailleurs cela ne pouvait lui faire que de la publicité, elle nous a répondu qu'elle est propriétaire du nom "Kodak" et que l'emploi à tort et à travers de ce mot, loin de lui servir de publicité, lui nuisait au contraire en l'écartant des emplois précis de produits vendus par sa firme. (...) Qu'importe un titre. La poésie n'est pas dans un titre mais dans un fait, et comme en fait ces poèmes, que j'ai conçus comme des photographies verbales, forment un documentaire, je les intitulerai dorénavant Documentaires. Leur ancien sous-titre. C'est peut-être aujourd'hui un genre nouveau." B.Cendrars
Le livre organisé en dix séquences nous embarque pour un trajet géographiquement illogique mais organisé, composé, comme un montage cinématographique. Les séquences peuvent s'enchaîner par fondus (brouillard, rideau de brousse) ou ellipse (panoramique vers le ciel).
Les poèmes de Kodak, comme le révèle Cendrars, ont été « taillés à coups de ciseaux », la plupart dans un des romans de son ami Gustave Lerouge, Le mystérieux docteur Cornélius. La chasse à l'éléphant est relatée à la première personne et constitue un segment autonome d'une provenance étrangère à Gustave Lerouge. C'est dans le livre de Maurice Calmeyn sur les chasses au Congo que Cendrars a chassé l'éléphant. Il écrit dans Trop c'est trop, que les onze poèmes sur la chasse aux éléphants que contient Documentaires "ne sont le produit ni du chasseur d'images ni du cinéaste" mais sont "d'authentiques photographies verbales". En effet il les a découpés dans Au Congo belge.
Cendrars (ancien assistant d'Abel Gance) monteur de "photographies verbales", sélectionne certains passages, les regroupe et les interpole. Il élague, téléscope les fragments. Il supprime les commentaires lyriques, les superlatifs. Il transpose, réduit les énoncés au présent. Il remplace, complète.
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Du campement nous entendons des éléphants dans la forêt
Je garde un homme avec moi pour porter le grand kodak
A douze mètres je distingue mal une grande bête
A côté d'elle il me semble voir un petit
Ils sont dans l'eau marécageuse
Littéralement je les entends se gargariser
Le soleil éclaire en plein la tête et le poitrail de la grande femelle maintenant irritée
Quelle photo intéressante a pu prendre l'homme de sang-froid qui se tenait à côté de moi
Blaise Cendrars, Chasse à l'éléphant (IV) , Kodak, Stock,1924
Au Congo Belge, Maurice Calmeyn :
Juillet 1er
"Départ à 5 h 3/4. Sur la route d'Angou, àune demi-heure du campement, nous entendons des éléphants dans la forêt que nous longeons. Gardant un homme avec moi pour tenir mon kodak, je fais faire une battue par les cinq autres [...]. J'avance avec un seul homme et l'appareil. A douze mètres, je distingue mal une grande bête; à côté d'elle il me semble voir un petit. Ils sont dans l'eau marécageuse ; il y a un instant, on les entendait se gargariser littéralement" (p308) [...]. "Lorsque j'ai tiré, nous étions à la lisière d'une petite clairière et le soleil de 10 heures éclairait en plein le mur de feuillage d'où émergeaient, à sept mètres, le poitrail et la tête de la grande femelle irritée. Quelle photographie intéressante eût pu prendre un homme de sang-froid se tenant à côté de moi !" (p.330).
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Nous entendons un troupeau
Blaise Cendrars, Chasse à l'éléphant (VIII) , Kodak, Stock, 1924
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| Picniquediting lundi 1er décembre 2014, Institut supérieur des arts de Toulouse |
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| Picniquediting lundi 1er décembre 2014, Institut supérieur des arts de Toulouse |