jeudi 8 octobre 2009

Ai Weiwei, Denis Oppenheim

Ai Weiwei sur la place Tian'anmen, 2009

Denis Oppenheim, Reading Position for second Degree Burn, septembre 1970

Hiroshima, 1945

Traces de brûlures à travers un kimono (photo Gonichi Kimura);

Les parties sombres absorbant plus d'énergie que les claires, 
le dessin du tissu s'est imprimé sur la peau

Architecte-designer du célèbre stade olympique de Pékin (le "Nid d'oiseau"), Ai Weiwei et aussi artiste et activiste, il s'est imposé comme un véritable contestataire du régime. Attentif aux luttes sociales, après s'être lancé dans un combat pour la publication d'une liste des victimes du séisme du Sichuan, il a appelé en juillet dernier à une grève de l'Internet afin de protester contre les contrôles des autorités. Le 14 septembre, il a été hospitalisé à Munich en raison d'un hématome intracrânien.


Peau, livre, énergie solaire, temps de pose : 5 heures.
"Ce travail incorpore une inversion ou un reversement de dépense d'énergie. Mon corps est placé dans la position du receveur… plan exposé, surface captive. Cette oeuvre a pour origine la notion de changement de couleurs. Les peintres suscitent toujours artificiellement l'activité de la couleur. Je me suis laissé peindre — ma peau est devenue pigment. J'ai réglé son intensité en fixant le temps de pose. Non seulement ma peau a changée de couleur mais ce changement a été enregistré également à un niveau sensoriel : j'ai pu sentir le fait de devenir rouge. J'ai été tatoué par le soleil. Il n'y a qu'à s'allonger et quelque chose vous prend en charge. C'est comme si on se branchait sur le système solaire."  Denis Oppenheim

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