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Shirana Shahbazi, Sans titre,
installation, Aargauer
Kunsthaus Aarau, 2012
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Shirana Shahbazi, Komposition 71-80, 2012
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Shirana Shahbazi a quité l'Iran a l'âge de 11 ans pour vivre en allemagne où elle a fait des études artistiques qu'elle a poursuivit à Zurich. Ses photographies appartiennent à tous les genres de l'art : natures mortes, paysages, portraits, vanités, abstraction. Leurs formats sont divers allant de photographies de tailles modestes à d'autres monumentales. Outre l'éclectisme de ses sujets de prises de vues, elle varie les registres.
Sa série «Goftare Nik» («Good Words», 2000-2001) pourrait appartenir au documentaire et à une réflexion sur l’Iran contemporain. Dans cette série, comme dans les séries plus récentes réalisées en Chine et aux Etats-Unis, l’artiste photographie des paysages, des portraits, des scènes de rue, en recherchant une forme d’étrangeté dans la familiarité même des images. Les photographies abstraites, aux couleurs vives, sont elles, faites dans le style précis du studio de photographie commerciale, sans l'aide d'outils numériques. Pour faire ses compositions, elle photographie des socles peints et autres volumes géométriques; faisant parfois plusieurs images des mêmes objets, tournant les volumes entre les prises.
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| Shirana Shahbazi, Goftare Nik/Good Words, 2000-2001) |
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| Shirana Shahbazi, [Voegel-08-2009] et [Diver-02-2011] |
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Shirana Shahbazi, [Farsh-08-2004],
tapis noué à la main, laine et soie - Stillleben,
peinture sur toile, 2009 - [Frucht-07-2009],
C-print sur aluminium - [Stilleben-35-2010],
C-print sur aluminium
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Elle montre son travail en organisant des montages d'images spécifiques aux lieux dans lesquels elle intervient. De ce
fait l'image n'est pas stable et définie dans son format et son support mais joue
d'une plasticité qui lui permet de changer de signification suivant les
rapprochements opérés, d'éprouver architecturalement le lieu et la présence du
spectateur suivant les formats et les dispositions, de soulever les questions
de pratiques de l'image à l'intérieur d'un champ culturel donné en convoquant
des savoirs faire autre que celui du photographe par le changement de support
(affiche, peinture, tapis). Une tradition photographique ou picturale (les
natures mortes du XVIIe siècle) se confronte à l'imagerie publicitaire ou
médiatique (peinture murale, papier peint).

























