vendredi 7 septembre 2012
Film blanc
lundi 27 août 2012
lundi 20 août 2012
Intelligence liquide
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| Jeff Wall, Milk, 1984 - The Drain, 1989 - The Flooded Grave, 1998–2000 - Volunteer 1996
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L'eau représente donc pour moi, sur un plan symbolique, un archaïsme. (...) Cet archaïsme de l'eau, des produits chimiques liquides, relie la photographie au passé, au temps, de manière significative. Quand je dis que l'eau est un "archaïsme", je veux dire quelle porte la trace et la mémoire de processus de production très anciens - du lavage, du blanchissage, de la dissolution, etc., qui se rapportent aux origines de la techné - tels que la séparation des minerais dans les exploitations minières primitives, par exemple. Dans ce sens, l'écho de l'eau en photographie évoque sa préhistoire. Je crois que cette image "préhistorique" de la photographie (...) peut nous aider à comprendre différemment ce qu'il y a de "sec" dans la photographie. Ce "sec", je l'identifie avec l'optique et la mécanique, avec l'objectif et l'obturateur de l'appareil, du projecteur, de l'agrandisseur. Cette part de la photographie est d'ordinaire associée à la capacité technologique particulière de la prise de vue, à la nature balistique ou projectile de la vision quand elle est augmentée et intensifiée par le verre (l'objectif) et par la machinerie (obturateur). Ce type de vision moderne a été, dans une large mesure, coupé de la sensation d'immersion dans l'incalculable que j'associe à "l'intelligence liquide". (...)
Il devient clair maintenant que les systèmes d'information électroniques et digitaux, produits par la vidéo et les ordinateurs, vont remplacer la pellicule photographique (...) il y aura un nouveau déplacement de l'eau dans la photographie. (...)
Dans la photographie, le liquide nous observe, même de très loin.
Jeff Wall, Photographie et intelligence liquide, 1989, dans Essais et entretiens, 1984-2001 Ecole Nationale Supérieur des Beaux-Arts, 2001
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| Lentilles liquides |
Il faut que l'eau se déplace dans le processus photographique.
dimanche 19 août 2012
mardi 31 juillet 2012
lundi 30 juillet 2012
L'image critique
En mars 2011 dans le quotidien "Le Monde" photographie et texte témoignent de la guerre en Lybie. Jérôme Delay ou Olivier Jobard livrent photo et commentaires qui relatent la situation. Je ne peux m'empêcher de chercher à reconnaître l'image dans le texte. Mais le texte ne décrit pas l'image, il élargit en quelque sorte le champ. Le photographe témoigne. Ce qui s'est passé un peu avant, les conditions de la prise de vue, les évènements qui ont conduit à l'instant de la photo, ce qui plus tard est encore en rapport avec la photo prise. Beaucoup d'autres choses dans le texte auraient pu être (ont dû être) photographiées. La photo, dans le texte, tient en une phrase ou deux :
samedi 14 juillet 2012
What in our minds is a Guernica
lundi 18 juin 2012
Retour de l'imprimerie
lundi 11 juin 2012
Picturediting#4, le journal
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| Exposition Picturediting, Palais des Arts, École des Beaux-art, Toulouse, avril 2012 |
Le journal Picturediting #4 est en chantier, vendredi chez l'imprimeur... (à suivre)
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| Imprimerie Delors, Toulouse, Le journal sous presse, 2012 |
Camille Lévêque Jego, Julie Biesuz, Eloïsa Paz, Ninon Lemonnier, Laura Rives, Léa Pagès, Léa Hodencq, Benoît Sanfourche, Laure Frauciel , Abtin Sarabi, Violaine Gaspard, Inga Goetze, Aloÿse Mendoza et Liis Lillo ont participé à l'événement et à ce numéro du journal.
L’événement Picturediting a eu lieu dans le Palais des Arts, à l’école des beaux-arts de Toulouse, les 22 et 23 avril 2012, en collaboration avec Marion Muzac, département danse et David Legrand, cours de ciné-vidéo.
Avec les danseuses : Loraine Begard, Joy Borg, Marianne Dufour, Charlotte Huleu, Constance Moureaux, AgatheThévenot, Liya Operon.
Et les filmeurs : Iris Rossiquet, Céleste Gand, Charles Smith, Abtin Sarabi, Amy Maga, Matthieu Haberard, Alexandre Lapostolle, Naraid Kuapunyakoon, Laura Mudge.
et les photographies de Christelle Nisin et Margaux Berrard.
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| Photographies de montage |
mercredi 6 juin 2012
Une table est une table
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Sandro Botticelli, Saint Augustin dans sa cellule,
1490
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Le temps est étagé verticalement. "Table" du sol, visible elle, sur lequel sont éparpillés les fragments de papier d'une pensée passée, déchirée. Pensée reformulée dans l'épaisseur du mystère de la table active frontalement. En haut, l'auréole est prise dans la perspective circulaire de l'alcôve. Un avenir éternel. Mystère, le rideau qui peut cacher la scène ou sur un mouvement de paupières nous soumettre au regard du personnage; la porte, ouverte/fermée par la perspective, barrée par la table, dont on ne sait pas où elle va ; les yeux baissés.
Picasso dispose les objets sur la table, là où il y avait des personnages dans "Carnaval au bistrot". Des pains pour des bras, un bol pour une main, une pomme pour une autre main, un compotier à la place d'un buste, reste une jambe pourtant sous la table. Le plan circulaire rabattu, comme une rallonge, à l'avant plan, marque la surface du tableau où la table se dresse et où les objets nous sont offerts. Là nous regardons, nous relions, nous évaluons la place des choses et leur connivence. (fg)
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| Picasso, Carnaval au bistrot, 1909 |
Pascal Poyet, Un Sens facétieux, 2012, éditions cipM/Spectres Familiers
Jean Baudrillard, Le Système des objets, 1968, Gallimard
Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, 1945, Gallimard
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| Joseph Kosuth, one and three tables, Protoinvestigations, 1965 |
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| Matthias Schaller, Apostolic Almoner, Purple Desk, 2006 |
lundi 21 mai 2012
Ouvrir l'Objet (3) : Ice
Gilles Deleuze, Le Pli, éditions de Minuit, 1988
Les séquences "Ouvrir l'Objet" reproduisent les écrans à partir desquels les séances du cours de photographie se font. Le propos de chaque séance est de développer (sens photographique) le contenu des écrans. Ce sont des montages de photographies hors-format. Ce sont des montages dialectiques parfois éclectiques à l'intérieur desquels des images entretiennent les unes avec les autres des séries de liens faibles. Le contenu d'un écran n'est pas la somme des pistes offertes par les images mais à l'intérieur du cheminement proposé par ces photographies (que réactivent les liens ci-dessous) la possibilité de détours, de hors-sujet, d'association d'idées, de déclics, d'emportements, d'égarements, bref la possibilité de laisser la place à ce qui arrive au fil d'un temps de parole collectif partagé et qui constitue la saveur particulière de ce que nous appelons : le cours. Peut-on atteindre (selon le mot de Roland Barthes) un montage idiorrythmique ?
Patrick Tosani, L'équilibriste, 1983, 170 x120 cm
Patrick Tosani, Le plongeur, 1982, 170 x120 cm
Dörte Eissfeldt, Schneeball, 1988, 61 x51 cm, papier baryté
Dörte Eissfeldt, Flash Paintings
Eva Fiore Kovacovsky, Frozen Still Life, 2005, 60 x 75 cm, C-print
Irving Penn, Frozen Foods, 1977
Simone Decker, Glaçons, 2001
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| David Hammons performing ‘Bliz-aard Ball Sale’,1983, Cooper Square, New York City |

































